De London life à Slow life

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Il y a un mois environ, j’ai quitté ma vie à Londres, où je vivais depuis 8 ans.

8 ans tout pile. Le chiffre de l’infini, de la résurrection et de la boucle sans fin.

C’est un peu ce que je ressentais depuis un moment en fait. Ce côté “sans fin”.

London life

Je menais une vie que j’adorais, très citadine, à explorer, apprendre, découvrir, rencontrer sans cesse. Sans pression sociale, et bien au contraire, avec une énorme sensation de liberté d’évoluer dans cette ville et d’y avoir construit une vie de femme célibataire et indépendante. J’ai adoré y démarrer ma trentaine à croquer la vie, sans contrainte, si ce n’est celle de se challenger constamment et relever des défis pro et perso. Ces années resteront incroyables et incroyablement enrichissantes.

Londres m’a réellement transformé. Je m’y suis trouvée.

A tel point que même si j’étais souvent dans un dilemne mental entre y rester ou rentrer vivre à Toulouse “un jour“, en démarrant 2020, j’avais décidé de m’y installer pour de bon. C’était ma ville.

Et puis le confinement est passé par là. Un enfermement assez strict, passé en France, durant plusieurs mois de replis, à rêver d’un chez moi cosy,  voir la nature changer, redécouvrir une lumière intense, un ciel bleu vif, le “consommer local”, et un besoin exacerbé de revenir “à la maison”, me faire un vrai cocon, écouter mon coeur et vivre enfin pleinement cette vie plus en phase avec mes valeurs, vers laquelle j’essaye de transitioner depuis 3 ans, notamment via le yoga.

J’ai commencé à me dire que cette vie londonienne pouvait en effet être sans fin, ou plutôt que je n’en verrais jamais la fin si je ne le décidais pas une bonne fois pour toutes. J’ai aussi pris cette situation de pandémie mondiale comme une perche tendue par l’univers pour saisir l’opportunité de changer, et ressenti un gros besoin de “repeser” l’équilibre pro / perso dans la balance de la vie, et tout simplement, de rentrer à la maison.

Depuis 1 mois donc, j’ai ramené toutes mes affaires. C’est symbolique car je travaille encore à Londres et y ai encore tous les aspects administratifs et financiers de la vie là-bas pour l’instant. (Au cas où… ) Mais c’est un gros changement.

Un peu brutal. Ça pique un peu parfois.

J’en ai tellement rêvé de ce retour. J’ai du mal à accepter qu’il se fasse dans un contexte pareil. Un peu forcé. Un peu piquant. J’ai du mal à me réjouir de tout. Je suis à fleur de peau. Mon espace mental est saturé. Parfois j’ai la sensation de subir les journées qui passent. J’évite parfois les réunions de famille car j’ai peur de la question “Alors?? Tu rentres? C’est comme ne pas assumer une rupture.

Je me suis jetée dans plein de nouveaux projets, rencontres, et j’ai du mal à conserver mon enthousiasme, qui me caractérise plutôt normalement, et encore moins de tout mener jusqu’au bout. (A commencer par ce blog que je traine depuis des semaines.) Je me sens assez vulnérable et émotive, assez loin de mon profil de londonienne dynamique et toujours en mouvement avec une vie bien en place. J’ai tout “déconstruit” pour tout reconstruire”. Et  surtout, j’ai décidé de me laisser le temps. Et d’assumer sans aucun problème ces moments de vulnérabilité qui font partie de l’expérience.

Et puis à chaque fois, quand les nuages passent, je me réjouis de retrouver Toulouse  et de ne pas avoir à repartir cette fois .  Sa brique rose, son ciel si bleu et ses Toulousains si chaleureux. Et surtout, je visualise très bien ce que ma vie peut devenir, et je suis convaincue que ce changement un peu auto-subi en vaudra la chandelle. Je crois fondamentalement que l’on s’adapte à tout, que tout arrive pour une raison, et qu’on apprend vraiment qu’en zone d’inconfort, quel que soit le pan de notre vie.

Je visualise très bien cette nouvelle vie toujours citadine, mais plus “slow” et qualitative, entourée de ma famille et amis de longue date, faite de (re)découverte de cette ville que j’ai connu en tant qu’étudiante et qui me transmet toujours beaucoup de réconfort et de chaleur dès que j’y repasse pour quelques jours.

Je me suis longtemps demandé si c’était intéressant de refaire un blog. Parler et partager une vie d’expat, c’est fascinant. Rentrer vivre dans sa région et son pays d’origine… Beaucoup moins.

Mais en fait, tout dépend ce que l’ont veut partager.

Slow Life Toulouse

Pendant mes 8 années a Londres, j’ai tenu un blog qui s’appelle Les petites joies de la vie londonienne.

Il a été un journal de bord virtuel incroyable. Une carte de visite pro formidable. Une thérapie d’écriture apaisante. Et surtout, une très belle aventure humaine.

Il m’a permis de poser mes doutes et réflexions, partager mes questionnements, calmer mes peurs, mais aussi de m’accompagner dans mes péripéties, découvertes incroyables et tous les petits et gros émerveillement qui viennent avec le package de la vie d’expat.

Alors dans ma transition de slow life dans le sud j’ai bien envie de poursuivre l’aventure digitale et d’embarquer ceux qui souhaiteront la suivre via ce site.

Ce n’est pas qu’un retour dans le sud, c’est aussi un changement de vie à 360 degrés, que je vais mettre en place de façon progressive, vers une vie plus “slow” et “alignée”.

L’avantage d’un blog, c’est que seuls ceux qui souhaitent le lire le font. C’est aussi un excellent moteur pour garder la flamme avec un lieu, un sujet, un thème, et continuer de découvrir et apprendre. C’est aussi un refuge parfait pour se poser, écrire, et se retrouver avec soi-même.

Celui-ci sera un recueil virtuel de mes futures découvertes dans le sud donc, un allié pour partager ma région avec tous ceux qui souhaitent la découvrir, et mon compagnon de bord pour poursuivre ma route vers le yoga, qui fait partie de ma vie depuis plusieurs années, mais surtout depuis 1 an, depuis que je suis devenue professeur et qu’il m’accompagne physiquement et spirituellement tous les jours.

Il devrait être un espace plein de bonnes ondes, frais et doux, ensoleillé et vibrant.

A bientôt pour de nouvelles aventures “slow” (Mais pas trop!)

Elodie

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